DEPTH AFFECT « Arche-Lymb » (Autres Directions / La Baleine)
Ambiances feutrées, tweaking bleep et rythmique hip-hop, les compositions de l’équipe Depth Affect joue de tous ses charmes pour mieux abattre ses atouts, mariant breakbeat abstrait et alchimie electronica, scratches hip-hop et tentations crunck. Un jeu d’équilibriste dangereux mais réussi avec brio. Car « Arche-Lymb » convint rapidement. Dès la ritournelle sonnante en introduction, ils montrent leur maturité, ne craignant pas de se frotter au slam vocal de Cyne ou d’Alias d’Anticon, ni de se brûler les ailes sur de rayonnantes mélodies pop. A l’image de leur univers pictural electro rêveur, il y a dans la musique de Depth Affect des connivences avec les breakbeats de Prefuse 73 et les traitements de Fennesz, les mousselines aériennes de Boards of Canada et les beats disparates d’Antipop Consortium, les nappes contemplatives de Murcof et l’efficacité pop du clan Tactel Para one. Une belle réussite, pour un disque promis à revenir souvent sur la platine
GANGPOL & MIT
GANGPOL & MIT « THE hopelessly sad story of the hideous end of the world » (Wwilko / chica-chic)
Voix synthétisées au vocoder de manière juvénile, ours brun et limace à tête de corbeau,
le nouveau Gangpol annonce la fin du monde mais dans une apothéose réunissant Tex Avery et Pierrot lunaire.. Périple poétique composé d’une electro-pop atmosphérique alliant la ritournelle obsédante enfantine et gimmicks Gangpolien, la musique fragile de Gangpol s’articule comme une berceuse triste colorisée de gimmicks de hits dance ou de références aux icônes préadolescente de la J-pop japonaises. . Titillant la fibre nostalgique, sa musique nous accroche sur sa typographique scintillante des années Polux, nous convint par l'oisiveté enivrante de son univers.. « Un peu classique pour du Gangpol » me direz-vous .. Oui, mais voilà des jolies mélodies idéales en
Voix synthétisées au vocoder de manière juvénile, ours brun et limace à tête de corbeau,
le nouveau Gangpol annonce la fin du monde mais dans une apothéose réunissant Tex Avery et Pierrot lunaire.. Périple poétique composé d’une electro-pop atmosphérique alliant la ritournelle obsédante enfantine et gimmicks Gangpolien, la musique fragile de Gangpol s’articule comme une berceuse triste colorisée de gimmicks de hits dance ou de références aux icônes préadolescente de la J-pop japonaises. . Titillant la fibre nostalgique, sa musique nous accroche sur sa typographique scintillante des années Polux, nous convint par l'oisiveté enivrante de son univers.. « Un peu classique pour du Gangpol » me direz-vous .. Oui, mais voilà des jolies mélodies idéales en
DEPTH AFFECT
DEPTH AFFECT « Arche-Lymb » (Autres Directions / La Baleine)
Ambiances feutrées, tweaking bleep et rythmique hip-hop, l l’équipe Depth Affect joue de tous ses charmes pour mieux abattre ses atouts, mariant breakbeat abstrait et alchimie electronica, scratches hip-hop et tentations crunck. Un jeu d’équilibriste dangereux mais réussi avec brio. Car « Arche-Lymb » convint rapidement. Dès la ritournelle sonnante en introduction, ils montrent la maturité, ne craignant pas de se frotter au slam vocal de Cyne ou d’Alias d’Anticon, ni de se brûler les ailes sur de rayonnantes mélodies pop. A l’image de leur univers pictural electro rêveur, il y a dans la musique de Depth Affect des connivences avec les breakbeats de Prefuse 73 et les traitements de Fennesz, les mousselines aériennes de Boards of Canada et les beats disparates d’Antipop Consortium, les nappes contemplatives de Murcof et l’efficacité pop du clan Tactel Para one. Une belle réussite, pour un disque promis à revenir souvent sur la platine
Ambiances feutrées, tweaking bleep et rythmique hip-hop, l l’équipe Depth Affect joue de tous ses charmes pour mieux abattre ses atouts, mariant breakbeat abstrait et alchimie electronica, scratches hip-hop et tentations crunck. Un jeu d’équilibriste dangereux mais réussi avec brio. Car « Arche-Lymb » convint rapidement. Dès la ritournelle sonnante en introduction, ils montrent la maturité, ne craignant pas de se frotter au slam vocal de Cyne ou d’Alias d’Anticon, ni de se brûler les ailes sur de rayonnantes mélodies pop. A l’image de leur univers pictural electro rêveur, il y a dans la musique de Depth Affect des connivences avec les breakbeats de Prefuse 73 et les traitements de Fennesz, les mousselines aériennes de Boards of Canada et les beats disparates d’Antipop Consortium, les nappes contemplatives de Murcof et l’efficacité pop du clan Tactel Para one. Une belle réussite, pour un disque promis à revenir souvent sur la platine
KEITH FULLERTON WHITMAN - RAINIER LERICOLAIS
KEITH FULLERTON WHITMAN
On a connu tout d’abord Keith Fullerton Whitman, énervé, amoureux du break sous le nom de Hrvatski, avec son impeccable album sur Planet Mu. Jeune chien fou sans oeillères, il grillait les cartes mères de ses laptop pour confectionner une musique ripée sur laquelle on dansait de traviole. Depuis nous avions découvert un homme plus calme, apaisé sous une multitudes de drones et de couches harmoniques. « Lisbon », enregistrement live, est justement ce genre de duvet sonore épais dans lequel on se vautre sans hésitation. Puis qui vous gratte les premières minutes passées.. La guitare pleure dans les pluging du Mac, les vertiges electro acoustique croisent les compagnons Sébastien Roux, Greg Davis… Une montée vers les nuages de trente minutes. Haut très haut avant de retomber sur le sol. Le nez dans la terre, et les insectes.
« Lisbon » (Kranky / Differ-ant)
RAINIER LERICOLAIS
C’est beau comme la première minute après un gros sanglot. Le moment où l’on comprend que cela ira forcément mieux demain.. A cette minute là, la musique de Rainier s’invite grésille dans les cordes d’un piano et d’une guitare acoustique. Musique de film mais forcément sans film.. En glissant du « Coda » de Sakamoto vers les productions de Fennesz, sa musique jette des baudriers d’electronica sur ses ambiances feutrées. Voix furtives et vivantes, sonorités chaudes et collages mélancoliques, « Copie » multiplie les effets et les jeux de matières pour s’inventer un univers débordant des rues du côté de la Bastille. Sur les façades on devine en portrait de John Cage, sur des papiers à terre une invitation pour un concert d’Alva Noto. Une partition pour chorégraphe attentionné ou pour vagabond s’évaporant dans un travelling d’images domestiques.
« Copie » (E-PPT)
On a connu tout d’abord Keith Fullerton Whitman, énervé, amoureux du break sous le nom de Hrvatski, avec son impeccable album sur Planet Mu. Jeune chien fou sans oeillères, il grillait les cartes mères de ses laptop pour confectionner une musique ripée sur laquelle on dansait de traviole. Depuis nous avions découvert un homme plus calme, apaisé sous une multitudes de drones et de couches harmoniques. « Lisbon », enregistrement live, est justement ce genre de duvet sonore épais dans lequel on se vautre sans hésitation. Puis qui vous gratte les premières minutes passées.. La guitare pleure dans les pluging du Mac, les vertiges electro acoustique croisent les compagnons Sébastien Roux, Greg Davis… Une montée vers les nuages de trente minutes. Haut très haut avant de retomber sur le sol. Le nez dans la terre, et les insectes.
« Lisbon » (Kranky / Differ-ant)
RAINIER LERICOLAIS
C’est beau comme la première minute après un gros sanglot. Le moment où l’on comprend que cela ira forcément mieux demain.. A cette minute là, la musique de Rainier s’invite grésille dans les cordes d’un piano et d’une guitare acoustique. Musique de film mais forcément sans film.. En glissant du « Coda » de Sakamoto vers les productions de Fennesz, sa musique jette des baudriers d’electronica sur ses ambiances feutrées. Voix furtives et vivantes, sonorités chaudes et collages mélancoliques, « Copie » multiplie les effets et les jeux de matières pour s’inventer un univers débordant des rues du côté de la Bastille. Sur les façades on devine en portrait de John Cage, sur des papiers à terre une invitation pour un concert d’Alva Noto. Une partition pour chorégraphe attentionné ou pour vagabond s’évaporant dans un travelling d’images domestiques.
« Copie » (E-PPT)
Album Avril
HASSLE HOUND « Limelight Cordial » (Staubgold/ La Baleine)
Décalage contrôlé , entre exil rural (les chevaux d’Anvil Stamping Stallion) et le désir de modernité, Hassle Hound impose un album pop aux dérives burlesques électroniques. « Limelight » est un univers de carton, blotti entre le studio du label Sonig et la chambre d’étudiants des délirants Wevie Stonder. Verte campagne et raisins de la bidouilles, il y a quelque chose de trompeusement intemporel dans les sonorités rustico-moderne, les samples de bières pression, des banjos imprégnées des mélodies de Stereolab, des soundtracks de Midnight Cowboy ou encore du travail d’ Ennio Morricone. Le groupe griffonne avec malice la bande son d’une journée dans les vastes prairies, copiées/collées sur les murs du studio d’enregistrement. Entre travaux post-rock et collages electronica, l’univers est un subtil télescopage passant des nappes jouées à l’harmonica au coin du feu à la soul urbaine électronique. Une abstract pop radiographiée pour dormir à la belle étoile dans son salon.. Superbe
BILL COREY « Greatest Tits » (Weme / Toolbox)
« Artist, performer, entertainer, comedian, actor, philosopher, commentator, representative, spiritual médium ». Sacré CV, beau spécimen.. En couverture « Parental Guaranteed Offensive et immature ». Bill Corey ! Un cas , sans espoir de retour.. à la normale. Joyeux bric à brac de mélodies disjonctées plongées dans une baignoire d'acide, « Greatest Tits » décline dans un lexique de l’espace les lignes e-beat, le phrasé d’un hip-hop sous codéine, les effets démoniaques d’un dub sous LSD, les breakbeats de Rephlex, les love song transgéniques jouées au Bontempi et les acapella trafiqués au Kaos pad. Bill Corey, le maître de cérémonie d’un comité de défonce du weekender bruxellois. L’équipe de Weme Records (sous label de Mewe Le disque, il fallait y penser) s'amuse, crie, boit, danse sur un 808 State mixé avec la ligne de basse de Liaisons Dangereuses, avant de s’affaler hilare en écoutant une reprise lo-fi d’Otto Von Schirac par Beck lors d’une soirée trop arrosée… Imaginez le travail.
CLARK « Throttle Furniture » (Warp)
Chris Clark abandonne le « Chris » mais ne change en rien ses habitudes musicales. Beats saturés à bloc, petites comptines musicales sur fond de chuintements électroniques, steppes eighties jazzy et artillerie lourde drum’n’bass, il mixe son amour pour les tempos froissés et son goût pour les fréquences scintillantes, dope ses mélodies d’un groove impeccable ou surprend par des bouillonnements crépitant dans les flames breakcore. Un maxi de fine gueule cassée, tout à tour entertaineur lunaire et aventurier revenu de maintes tempêtes..
MODESELEKTOR « THE HELLO MOM REMIXES » (Bptich Control)
Avec « Hello Mom !» , le duo Modeselektor confortait le statut de « faiseurs », flirtant entre les charts, plaisant aussi bien au public mainstream qu’à l’exigent underground , à la scène hip-hop qu’aux imperturbables électro. Cette série de remixs répond aux mêmes critères. Ouvrant l’offensive avec un Sleeparchive remix de « Dancing Box » piloté pour devenir hymne des grandes messes techno allemande, on les retrouve ensuite dans les fumées dub des studio du Chain Reaction Crew avant de se confronter à la scène anglaise sur une version grime de Silikon. Eclectique, tout en restant de haut vol..
ROY AYERS « The remixes » (bbe record)
Voilà un bel hommage… Célèbre vibraphoniste, Roy Ayers joue avec les plus grands du « West Coast Jazz », crée son propre groupe en 1970 et devient le maître incontesté en matière de Funk et d’acid jazz, avant de se laisser remixer par la fine fleur internationale.! Père de la Néo-Soul , plus de 63 albums à son actif et maintenant à son palmarès une série de maxi présentant une panoplie complète de remixes : Spinna, Mr V, Dj Marky, Pepe Bradock et Kenny Dope… Un rayon de soleil rappelant le projet Nuyourican Soul, idéal pour attendre les beaux jours et le prochain volume annonçant Matthew Herbert, Kings Of Soul, Basement Jaxx et Vikter Duplaix.
Décalage contrôlé , entre exil rural (les chevaux d’Anvil Stamping Stallion) et le désir de modernité, Hassle Hound impose un album pop aux dérives burlesques électroniques. « Limelight » est un univers de carton, blotti entre le studio du label Sonig et la chambre d’étudiants des délirants Wevie Stonder. Verte campagne et raisins de la bidouilles, il y a quelque chose de trompeusement intemporel dans les sonorités rustico-moderne, les samples de bières pression, des banjos imprégnées des mélodies de Stereolab, des soundtracks de Midnight Cowboy ou encore du travail d’ Ennio Morricone. Le groupe griffonne avec malice la bande son d’une journée dans les vastes prairies, copiées/collées sur les murs du studio d’enregistrement. Entre travaux post-rock et collages electronica, l’univers est un subtil télescopage passant des nappes jouées à l’harmonica au coin du feu à la soul urbaine électronique. Une abstract pop radiographiée pour dormir à la belle étoile dans son salon.. Superbe
BILL COREY « Greatest Tits » (Weme / Toolbox)
« Artist, performer, entertainer, comedian, actor, philosopher, commentator, representative, spiritual médium ». Sacré CV, beau spécimen.. En couverture « Parental Guaranteed Offensive et immature ». Bill Corey ! Un cas , sans espoir de retour.. à la normale. Joyeux bric à brac de mélodies disjonctées plongées dans une baignoire d'acide, « Greatest Tits » décline dans un lexique de l’espace les lignes e-beat, le phrasé d’un hip-hop sous codéine, les effets démoniaques d’un dub sous LSD, les breakbeats de Rephlex, les love song transgéniques jouées au Bontempi et les acapella trafiqués au Kaos pad. Bill Corey, le maître de cérémonie d’un comité de défonce du weekender bruxellois. L’équipe de Weme Records (sous label de Mewe Le disque, il fallait y penser) s'amuse, crie, boit, danse sur un 808 State mixé avec la ligne de basse de Liaisons Dangereuses, avant de s’affaler hilare en écoutant une reprise lo-fi d’Otto Von Schirac par Beck lors d’une soirée trop arrosée… Imaginez le travail.
CLARK « Throttle Furniture » (Warp)
Chris Clark abandonne le « Chris » mais ne change en rien ses habitudes musicales. Beats saturés à bloc, petites comptines musicales sur fond de chuintements électroniques, steppes eighties jazzy et artillerie lourde drum’n’bass, il mixe son amour pour les tempos froissés et son goût pour les fréquences scintillantes, dope ses mélodies d’un groove impeccable ou surprend par des bouillonnements crépitant dans les flames breakcore. Un maxi de fine gueule cassée, tout à tour entertaineur lunaire et aventurier revenu de maintes tempêtes..
MODESELEKTOR « THE HELLO MOM REMIXES » (Bptich Control)
Avec « Hello Mom !» , le duo Modeselektor confortait le statut de « faiseurs », flirtant entre les charts, plaisant aussi bien au public mainstream qu’à l’exigent underground , à la scène hip-hop qu’aux imperturbables électro. Cette série de remixs répond aux mêmes critères. Ouvrant l’offensive avec un Sleeparchive remix de « Dancing Box » piloté pour devenir hymne des grandes messes techno allemande, on les retrouve ensuite dans les fumées dub des studio du Chain Reaction Crew avant de se confronter à la scène anglaise sur une version grime de Silikon. Eclectique, tout en restant de haut vol..
ROY AYERS « The remixes » (bbe record)
Voilà un bel hommage… Célèbre vibraphoniste, Roy Ayers joue avec les plus grands du « West Coast Jazz », crée son propre groupe en 1970 et devient le maître incontesté en matière de Funk et d’acid jazz, avant de se laisser remixer par la fine fleur internationale.! Père de la Néo-Soul , plus de 63 albums à son actif et maintenant à son palmarès une série de maxi présentant une panoplie complète de remixes : Spinna, Mr V, Dj Marky, Pepe Bradock et Kenny Dope… Un rayon de soleil rappelant le projet Nuyourican Soul, idéal pour attendre les beaux jours et le prochain volume annonçant Matthew Herbert, Kings Of Soul, Basement Jaxx et Vikter Duplaix.
HASSLE HOUND
HASSLE HOUND « Limelight Cordial » (Staubgold/ La Baleine)
Décalage contrôlé , entre exil rural (les chevaux d’Anvil Stamping Stallion) et le désir de modernité, Hassle Hound impose un album pop aux dérives burlesques électroniques. « Limelight » est un univers de carton, blotti entre le studio du label Sonig et la chambre d’étudiants des délirants Wevie Stonder. Verte campagne et raisins de la bidouilles, il y a quelque chose de trompeusement intemporel dans les sonorités rustico-moderne, les samples de bières pression, des banjos imprégnées des mélodies de Stereolab, des soundtracks de Midnight Cowboy ou encore du travail d’ Ennio Morricone. Le groupe griffonne avec malice la bande son d’une journée dans les vastes prairies, copiées/collées sur les murs du studio d’enregistrement. Entre travaux post-rock et collages electronica, l’univers est un subtil télescopage passant des nappes jouées à l’harmonica au coin du feu à la soul urbaine électronique. Une abstract pop radiographiée pour dormir à la belle étoile dans son salon.. Superbe
Décalage contrôlé , entre exil rural (les chevaux d’Anvil Stamping Stallion) et le désir de modernité, Hassle Hound impose un album pop aux dérives burlesques électroniques. « Limelight » est un univers de carton, blotti entre le studio du label Sonig et la chambre d’étudiants des délirants Wevie Stonder. Verte campagne et raisins de la bidouilles, il y a quelque chose de trompeusement intemporel dans les sonorités rustico-moderne, les samples de bières pression, des banjos imprégnées des mélodies de Stereolab, des soundtracks de Midnight Cowboy ou encore du travail d’ Ennio Morricone. Le groupe griffonne avec malice la bande son d’une journée dans les vastes prairies, copiées/collées sur les murs du studio d’enregistrement. Entre travaux post-rock et collages electronica, l’univers est un subtil télescopage passant des nappes jouées à l’harmonica au coin du feu à la soul urbaine électronique. Une abstract pop radiographiée pour dormir à la belle étoile dans son salon.. Superbe
MODESELEKTOR
MODESELEKTOR « THE HELLO MOM REMIXES » (Bptich Control) - 2006
Avec « Hello Mom !» , le duo Modeselektor confortait le statut de « faiseurs », flirtant entre les charts, plaisant aussi bien au public mainstream qu’à l’exigent underground , à la scène hip-hop qu’aux imperturbables électro. Cette série de remixs répond aux mêmes critères. Ouvrant l’offensive avec un Sleeparchive remix de « Dancing Box » piloté pour devenir hymne des grandes messes techno allemande, on les retrouve ensuite dans les fumées dub des studio du Chain Reaction Crew avant de se confronter à la scène anglaise sur une version grime de Silikon. Eclectique, tout en restant de haut vol..
« HELLO MOM ! » (BPITCH / PIAS) - 2005
La rythmique claque sur un scratch sévère, l’électro slam se répand sur un parterre de b-boys en goguette, le duo Modeselektor connaît les ficelles de la production pour plaire au public mainstream, au trop exigent underground qu’à la hype écoutant la hype. « Hello Mom !» grince dans les gimmicks d’une électro classique estampillée B-pitch , larcene en douceur sur une dentelle électronica ou défonce pour un trip de dancefloor. Producteurs éclectiques, ils usent leurs guêtres du côté des dancefloors plutôt soft, se la racontent au croisement du hip-hop et de l’eurocrunk, de l’electronica et de la tech estampillée Berlin.. Le duo s’envoie en l’air dans une chorégraphie où l’on devine les danseuses de Miami-bass, les fans de Funkstörung et d’Apparat, le possee TTC compagnons de bringue ou encore le Chain Reaction Crew poussant au portillon du home-studio.. Au fond, dans le canapé, Madame Bpitch sourit … « ça va cartonner »
Avec « Hello Mom !» , le duo Modeselektor confortait le statut de « faiseurs », flirtant entre les charts, plaisant aussi bien au public mainstream qu’à l’exigent underground , à la scène hip-hop qu’aux imperturbables électro. Cette série de remixs répond aux mêmes critères. Ouvrant l’offensive avec un Sleeparchive remix de « Dancing Box » piloté pour devenir hymne des grandes messes techno allemande, on les retrouve ensuite dans les fumées dub des studio du Chain Reaction Crew avant de se confronter à la scène anglaise sur une version grime de Silikon. Eclectique, tout en restant de haut vol..
« HELLO MOM ! » (BPITCH / PIAS) - 2005
La rythmique claque sur un scratch sévère, l’électro slam se répand sur un parterre de b-boys en goguette, le duo Modeselektor connaît les ficelles de la production pour plaire au public mainstream, au trop exigent underground qu’à la hype écoutant la hype. « Hello Mom !» grince dans les gimmicks d’une électro classique estampillée B-pitch , larcene en douceur sur une dentelle électronica ou défonce pour un trip de dancefloor. Producteurs éclectiques, ils usent leurs guêtres du côté des dancefloors plutôt soft, se la racontent au croisement du hip-hop et de l’eurocrunk, de l’electronica et de la tech estampillée Berlin.. Le duo s’envoie en l’air dans une chorégraphie où l’on devine les danseuses de Miami-bass, les fans de Funkstörung et d’Apparat, le possee TTC compagnons de bringue ou encore le Chain Reaction Crew poussant au portillon du home-studio.. Au fond, dans le canapé, Madame Bpitch sourit … « ça va cartonner »
Album Fevrier
NEXT LIFE
Plus que perfecto, plus que break « cock rock disco » (le label de Jason Forrest), plus que grunge core, Hai Nguyen Dinh et Tormod Christensen sont les nouveaux prophètes d’une magie noire. Car voilà, en trois minutes, ils semblent pouvoir mettre tout le monde d’accord. Résonnant dans les méandres du Deathmetal, s’insurgeant dans les partitions de « game music », « Electric Violence » se joue entre atmosphères graisseuses cold 8bit et ressorts de basses piqués à Fugazi. L’écho des guitares de Sup Pop, la basse élastique de Too Pure et le drumming Nintendo implacable dans ces archétypes métal, voilà un équilibre sur le fil du rasoir trépignant dans la découpe, brillant par un grain de son original, vivant loin du formatage de logiciel. « They are like vicious robots spasmodically jerking to every power chord and chugging riff. ». C’est Jason Forest qui le dit et vous pouvez le croire .
« Electric Violence ». (Cock rock disco ).
THIS MELODRAMATIC SAUNA
Du jeune dandy fasciné par Simon & Garfunkel au gentleman David Sylvian brillant dans les méandres de Rain Tree Crow, des bidouilles électroniques aux harmonies pop guitarisées, Jonathan Seilman propose une démarche musicale en crabe entre classicisme et atypisme. Et ce premier album en est sans doute le meilleur exemple. On retrouve au long de ces douzemorceaux tout un univers sensible et dépouillé. Envolées au piano et mélancolie à fleur de peau, les ambiances se frottent dans un subtil télescopage entre les arrangements de cordes et l'ambre des cuivres, les emprunts à la pop cérébral de Spoonfed Hybrid (du sous label Guernica de 4AD) et son intérêt pour les atmosphères sombres travaillées par Vincent Gallo. Poésies atmosphériques et rêves éveillés, on dérive vers un monde auditif apaisant où l’on imagine bien le fantôme de Jeff Buckley bavardant avec Davide Balula et Encre ; ou encore Philippe Poirier travaillant avec Robert Wyatt sur des reprises de Lisa Germano. Cet album apparaît alors comme la nouvelle bande son de nos jardins secrets ; sa chaleur « classique » , ses arrangements de cordes, et ce chant susurré nous invitant à faire une pause sur les mousses vertes des bords de rivière. Là où les fleurs éclosent à l’ombre…
« Et les fleurs éclosent à l’ombre » (Efferverscence)
GAZORMASS
Avec ses fastes punk'n'roll et ses dérives noize, sa force noire et ses plans dévastateurs, l’équipe de Gazormass balance un maxi modo trasho métamorphosé par l’improbable rencontre d’Alec Empire, Slipknots, Knifehandchop et Hearts of Darknesses. Le trio déboule avec leurs gueules de malfrat, se prosterne devant votre programme télé favori, jubile devant la Star Academy, envahit votre pièce, graffe vos murs, mange votre chien... Pédales fuzz et marqueurs indélébiles, carcasses de guitares et larsens de boîtes à rythmes, ils amorcent un poguo de dégénères . Sniffant les gaz des dragster des rendez-vous death-metaleux, buvant à la santé de Gérémy le recalé, le mot d’ordre est « Surenchère ». Voir leur religion. Halleluhia !
« Fuck France Germany » (Wwilko / Mange disque / Chica-chic)
PUPPETMASTAZ
Les Puppet menées par Patrick Catani ont été fondées dans les années 90 autour de Mr Maloke, taupue affublée d'un chapeau haut-de-forme originaire de Crooklyn et résidant à Berlin. Tournées indécentes , ils sont à plus de 20, refusant d’intégrer Elvis dans le crew (trop glamour !), le Gangstoy Band caracole en balançant un hiphop à l’humour goguenard et dévastateur. Se jouant des conventions stylistiques, citant Peaches, Eminem, 50 cent ou encore Gorillaz, les Puppetmastaz vous assènent un second album groovy et nonchalant. Un hip hop mâtiné d’électro, une énergie b-boy dévastatrice, tout le monde veut être amis de ces freaks marionnettes. La liste des pôtes est déjà longue : Max Turner, Gonzales, Mooky. Tous membres d’honneur ..
« Creature Shock Radio » (Vicious Circle)
MIGRATION
Bande son d’un ballet orchestré sur la façade de la gare Grand Central de New York, « Janek Schaefer » se faufile depuis la station de métro, habille de sonorités campagnardes les dorures du Hall Principal. Chuchotements d’enfants, discours radiophoniques, chants d’oiseaux, les 44 quais se couvrent de photos sans visages, les 67 voies résonnent de souvenirs orchestrales. On imagine les grandes orgues rivalisant avec les cascades de drones, les papiers gras tournoyant dans les médulleuses imaginées par Oval , les kiosques à journaux devenant puits de lumières autour duquel se dessinent les ombres d’anciens voyageurs perdus et les vols d’oiseaux aux plumes charbons ardents.. Une féerie mélodiques commençant dans les airs pour un final trouvant son énergie dans les profondeurs de basses grésillant sur la limaille de fer..
« Janek Schaefer » (Chica-chic / La Baleine)
Plus que perfecto, plus que break « cock rock disco » (le label de Jason Forrest), plus que grunge core, Hai Nguyen Dinh et Tormod Christensen sont les nouveaux prophètes d’une magie noire. Car voilà, en trois minutes, ils semblent pouvoir mettre tout le monde d’accord. Résonnant dans les méandres du Deathmetal, s’insurgeant dans les partitions de « game music », « Electric Violence » se joue entre atmosphères graisseuses cold 8bit et ressorts de basses piqués à Fugazi. L’écho des guitares de Sup Pop, la basse élastique de Too Pure et le drumming Nintendo implacable dans ces archétypes métal, voilà un équilibre sur le fil du rasoir trépignant dans la découpe, brillant par un grain de son original, vivant loin du formatage de logiciel. « They are like vicious robots spasmodically jerking to every power chord and chugging riff. ». C’est Jason Forest qui le dit et vous pouvez le croire .
« Electric Violence ». (Cock rock disco ).
THIS MELODRAMATIC SAUNA
Du jeune dandy fasciné par Simon & Garfunkel au gentleman David Sylvian brillant dans les méandres de Rain Tree Crow, des bidouilles électroniques aux harmonies pop guitarisées, Jonathan Seilman propose une démarche musicale en crabe entre classicisme et atypisme. Et ce premier album en est sans doute le meilleur exemple. On retrouve au long de ces douzemorceaux tout un univers sensible et dépouillé. Envolées au piano et mélancolie à fleur de peau, les ambiances se frottent dans un subtil télescopage entre les arrangements de cordes et l'ambre des cuivres, les emprunts à la pop cérébral de Spoonfed Hybrid (du sous label Guernica de 4AD) et son intérêt pour les atmosphères sombres travaillées par Vincent Gallo. Poésies atmosphériques et rêves éveillés, on dérive vers un monde auditif apaisant où l’on imagine bien le fantôme de Jeff Buckley bavardant avec Davide Balula et Encre ; ou encore Philippe Poirier travaillant avec Robert Wyatt sur des reprises de Lisa Germano. Cet album apparaît alors comme la nouvelle bande son de nos jardins secrets ; sa chaleur « classique » , ses arrangements de cordes, et ce chant susurré nous invitant à faire une pause sur les mousses vertes des bords de rivière. Là où les fleurs éclosent à l’ombre…
« Et les fleurs éclosent à l’ombre » (Efferverscence)
GAZORMASS
Avec ses fastes punk'n'roll et ses dérives noize, sa force noire et ses plans dévastateurs, l’équipe de Gazormass balance un maxi modo trasho métamorphosé par l’improbable rencontre d’Alec Empire, Slipknots, Knifehandchop et Hearts of Darknesses. Le trio déboule avec leurs gueules de malfrat, se prosterne devant votre programme télé favori, jubile devant la Star Academy, envahit votre pièce, graffe vos murs, mange votre chien... Pédales fuzz et marqueurs indélébiles, carcasses de guitares et larsens de boîtes à rythmes, ils amorcent un poguo de dégénères . Sniffant les gaz des dragster des rendez-vous death-metaleux, buvant à la santé de Gérémy le recalé, le mot d’ordre est « Surenchère ». Voir leur religion. Halleluhia !
« Fuck France Germany » (Wwilko / Mange disque / Chica-chic)
PUPPETMASTAZ
Les Puppet menées par Patrick Catani ont été fondées dans les années 90 autour de Mr Maloke, taupue affublée d'un chapeau haut-de-forme originaire de Crooklyn et résidant à Berlin. Tournées indécentes , ils sont à plus de 20, refusant d’intégrer Elvis dans le crew (trop glamour !), le Gangstoy Band caracole en balançant un hiphop à l’humour goguenard et dévastateur. Se jouant des conventions stylistiques, citant Peaches, Eminem, 50 cent ou encore Gorillaz, les Puppetmastaz vous assènent un second album groovy et nonchalant. Un hip hop mâtiné d’électro, une énergie b-boy dévastatrice, tout le monde veut être amis de ces freaks marionnettes. La liste des pôtes est déjà longue : Max Turner, Gonzales, Mooky. Tous membres d’honneur ..
« Creature Shock Radio » (Vicious Circle)
MIGRATION
Bande son d’un ballet orchestré sur la façade de la gare Grand Central de New York, « Janek Schaefer » se faufile depuis la station de métro, habille de sonorités campagnardes les dorures du Hall Principal. Chuchotements d’enfants, discours radiophoniques, chants d’oiseaux, les 44 quais se couvrent de photos sans visages, les 67 voies résonnent de souvenirs orchestrales. On imagine les grandes orgues rivalisant avec les cascades de drones, les papiers gras tournoyant dans les médulleuses imaginées par Oval , les kiosques à journaux devenant puits de lumières autour duquel se dessinent les ombres d’anciens voyageurs perdus et les vols d’oiseaux aux plumes charbons ardents.. Une féerie mélodiques commençant dans les airs pour un final trouvant son énergie dans les profondeurs de basses grésillant sur la limaille de fer..
« Janek Schaefer » (Chica-chic / La Baleine)
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