MOUSE ON MARS

« Rost Pocks » (Too Pure / Beggars Banquet) - 2003
Considérés comme les dignes héritiers de Can, Andi Toma et Jan St. Werner sont rapidement devenus le fer de lance de la musique électronique underground allemande. La raison ? Dès 94, date de signature sur Too Pure, le duo de Düsseldorf avait su déjà trouvé son petit monde si identifiable parmi la production de l’époque. On y trouvait une ligne claire qui ne manquait pas à l’époque de rappeler Orbital ou Ultramarine et ces démangeaisons dubesques à nous donner le vertige technicolor. Rugosité électronique, profondeur dub, transparence pop, leurs compositions d’aquariums ont ainsi aussi bien influencé Herbert (« Schnick-Schnack ») qu’Amon Tobin (« Schlectron »), Andrew Weatherall (« Schnee Bud ») que les Tortoise (« 7000»). Et l’écoute du nouvel album de Freeform (« Human, Skam, SkalD4 ») ne viendra que rajouter une pierre à l’édifice à l’effigie de ce le duo caméléon. Pendant ce temps, Andi et Jan matent les stars électro-intello de ces dernières années rost pock, en amateurs hilares, s’offrant le luxe de trimbaler leur guêtres sur différents labels (Thrill Jokey, Rought Trade,..) pour stimuler les uns ou décourager les autres.

Mouse on Mars - Actionist Respoke




Mouse On Mars - Mycologics

_V/A, JINGLES & GÉNÉRIQUES


_V/A, JINGLES & GÉNÉRIQUES «Movies in your head vol.3» (CD / PPT-STEM-08)

Noël Akchoté & Andrew Sharpley / Cécile Babiole / Andy Bolus / Patric Catani / Étienne Charry / Crash Normal / DDAA /
Denis Chevalier / DinahBird / Discipline / Dowo_kun / Dragibus / Vincent Epplay / eRikm / Flash Gordon / Philippe Fernandez / Les Frères Senseurs / Sacha Gattino / Gol / Michel Guillet / Gwen Jamois / Jopo Stereo / Kristoff K. Roll / La Destination / Eddie Ladoire / La Fondation / Rainier Lericolais / Nadia Lichtig / Pierre-Yves Macé / J - Mahtab / Emmanuel Mieville / Erik Minkkinen / Nlf3 / Jean-Jacques Palix / Poppopfalse / Portradium / Nini Raviolette / Roby & Ferdou / Sébastien Roux / Timothy Schulz & Bruno Leary / Ravi Shardja / Rubin Steiner & Charlie O / Strom Varx / Samon Takahashi / Goran Vejvoda / Christian Vialard /

Jingles et musiques de génériques imaginés pour des émissions de TV ou de radio existantes, ayant existées ou imaginaires (idéales ou contre-utopiques). 46 auteurs, duos ou groupes pour 63 morceaux.


http://www.e-ppt.net/pages/achats.html


Jingles et musiques de génériques imaginés pour des
émissions de TV ou de radio existantes, ayant existées ou
imaginaires (idéales ou contre-utopiques). 46 auteurs, duos
ou groupes pour 63 morceaux.

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éditions de PPT disponibles, infos et liens sur :
http://www.e-ppt.net

KANIA TIEFFER

KANIA TIEFFER « UHH » (Wwilko)




La miss Tieffer est membre de la Grande Triple Alliance de l'Est (aux côtés de Crash Normal et autres farfelus de Strasbourg, Bruxelles & Marseilles.. ). La demoiselle Kania est rédactrice en chef d’un fanzine intitulé Magezette, en hommage à l’un de ses nombreux pères à la coupe de cheveux improbable. Kania Tieffer élève des marmottes et produit des pop song coréennes « ne durant jamais plus de deux minutes et 13 secondes. ». Impeccable ! S'enchaînent dans un joyeux bric à brac des mélodies disjonctées, de la musique d'ambiance pour gymnastique d'ascenseur, des love songs passées au vitriole , des breakbeat loo-fi cutés d’électro, de la high-tech minimaliste et des sulfureuses équations mal-léchées. Une musique qui transpire la prise directe, l’instinct et la bonne humeur. Un brassage couillu et arrosé de Felix Kubin et de Cheveu, de Th' Faith Healers et Puyo Puyo. On ne pouvait rêver meilleur animal de compagnie pour faire la bringue..


FENNESZ 

FENNESZ : « HOTEL Paral.lel » (Editions Mego)

Loin des flonflons, des calèches et des petits chanteurs aux voix séraphiques, la musique de Fennesz crépite dans le feedback de la distortion. On débarque sous une pluie battante. Pluie terreuse piquant les yeux, ripant la gorge avec son arrière-goût d’ammoniaque. Un sal temps électrifié que l’on retrouve pour la réédition de cet album, paru initialement en 97(agrémenté d’un titre « 5 » initialement sorti en single et d’une vidéo). Les crépitements de grands orgues, les guitares tremblantes et les beats compulsifs forment les fondations de cette architecture sonore à l'équilibre incertain. C'est (déjà) le festival des remous bad-pop, des breaks asthmatiques convulsant dans les talus, des métaphores numériques riffant sur la foudre et les prémices post-techno . La musique de Fennesz couine, se cherche encore dans la lueur des phares entre Radian et Seefeel, My Bloody Valentine et Oval. Un road-movie nocturne projeté dans les couloirs aux papiers peints éraflés par Sahko et Chain Reaction, égratignés par des explorations des hautes fréquences blanches. Depuis, Christian a trouvé de nombreux compagnons de route : Jim O'Rourke, Mike Patton ou Ryuichi Sakamoto.

Victor Taba



http://www.victortaba.com/


SERENDIPITY by VICTOR TABA

SERENDIPITY désigne le don ou la faculté de trouver quelque chosed’imprévu et d’utile en cherchant autre chose, ou encore, l’art de trouverce qu’on ne cherche pas. L'installation de Victor Taba est charpentée par le hasard, une démarcheconstruite grâce aux technologies actuelles mais surtout avec une méthodeapproximative. A l’inverse d’un algorithme exact pour une solution optimale à l’effet souhaité, la musique et la vidéo vivent ici ensemble mais de façonindépendante. Volonté heuristique, c’est un peu comme regarder la télé sans son, et mettreun disque.. Un zapping visuel et sonore des musiciens et de la graphiste dulabel Tsuku Boshi. Télécommande, changement au hasard des stations de radio, parcours depage en page sur internet, ou encore option random de l’Ipod, troischercheurs australiens ont réalisé une étude sur l'impact du shuffling,. Impression de surprises auditives, perte volontaire au sein des lienshypertextes, ce procédé provoque ainsi plaisirs et dépendances. Sentimentsde liberté et de découverte non anticipée et infinie. Découvrir et construire SERENDIPITY.. Le projet est fondé sur ce principe.Pour les artistes du label, ces évènements ou accidents ouvrent de nouvellesvoies pour leurs projets artistiques. Pour le public c’est une façon de découvrir cet univers via l’accroche visuelle ou musicale en empruntant deschemins de traverse (blog du logiciel Abode), mais aussi une découverte, parchance ou par sagacité, d’un « moment d’harmonie ».

Version online.. cette installation est proposée également en "live" ..
Renseignement & contact sur le site

DJ DONNA SUMMER ‘Panther Tracks »

DJ DONNA SUMMER ‘Panther Tracks » (Cock rock disco )




Jason Forrest reprend son premier pseudo , y colle un « DJ » mais ne change en rien ses habitudes musicales. Beats saturés à bloc, petites comptines musicales sur fond de chuintements électroniques, steppes eighties jazzy et artillerie lourde drum’n’bass ou acide, il mixe son amour pour les tempos froissés et son goût pour les fréquences couillues pour dancefloor sur-vitaminés. Il dope ses rythmiques d’un groove impeccable ou balance au pillon par des bouillonnements crépitant dans les flames breakcore. Une compile pour fines gueules cassées, bière au poing et prêts pour la prochaine tempête..





Jason FORREST « Lady Fantasy » (Sonig / Chica-chic)
Le prolifique Jason Forrest est de retour sur Sonig, incontournable label tenu de main de maître par le clan Mouse on Mars. Avec le maxi « Lady Fantasy », c’est de nouveau l’auberge espagnole montée sur un Grand 8. Certes ! Mais aussi une nouvelle ère musicale pour Jason. Drone-krautrock flanqué des photos jaunies de Neu, gabba punk raclé dans le fond d’un judebox graffité de l’éternel « punk is not dead », électro pop à la structure scintillant comme un Stereolab (une nouvelle direction convaincante ; à écouter également « Nightclothes And Headphones » avec Laura Cantrell sur l’album « Shamelessly Exciting »), « Lady Fantasy » annonce le changement. Jason Forrest laisserait donc de temps à autre sa barbarie disco-cut pour des collaborations plus « rangées » mais tout aussi intéressantes : le songwriter d'avant-garde David Grubbs , Timeblind, , Laura Cantrell ou encore Maja Solveig Kjelstrup Ratkje. L’animal est malin et curieux ! Il a déjà annoncé à la prochaine étape il chantera.

Jason FORREST «  Mastadon Razor / 100% Goodiepal » (LJUD/ Chica-chic)
Prononcez « ljuuuuuud ! »… LJUD a été fondé à Aarhus (c’est au Danemark) en 2003 par trois jeunes danois, pour faire la fête et donc des soirées. Dat Politics, Dälek, Kid606, Lightning Bolt, Sole, Oval, The Bug, plus de 150 concerts en moins de trois ans avant de se pencher sur une presse à vynile. Et voilà donc Jason Forrest, jamais le dernier pour sauter sur une bonne occasion.. Gravant les beaux souvenirs dans l’entre-sillon d’un picture vert bubble-gum , c’est Prince syncopé que l’on devine dans le dédale de dérapages disco, de batteries maladives free jazz, de sonorités electronica. Le tout pour finir sur un blues depitché.. La face B est l’expression jusqu’au-boutiste de l’art du sampling ! Jason y dynamise l’univers médieval de Goodiepal (Ski-pp record) en mixant les titres de ce dernier sans rien y ajouter.. Fallait y penser..




AGF « Words are missing »

AGF « Words are missing » (Agf Producktion)

Une mélodie gripée sur une voix vaporeuse nous tire alors de la rêverie, puis nous y plonge pour de bon. Jeux d’ombres, imbriquant réel et virtuel dans une composition onirique, la musique d’Agf s’immisce dans les cut d’échantillons saccadés, de rythmes construits à partir de blocs de bruit aléatoires, d’extraits vocaux et de parasites sonores soigneusement travaillés.
. Brèches creusées et insinuées par les murmures, on imagine, dans la pénombre sonore de son univers, un album photo de ces artistes plasticiens préférés. On l’imagine gribouillant les bords de pages. Fragments de texte écrit initialement sur papier peint ou l'asphalte. Voix comme matière première. Agf développe une musique acre, envoûtante et crépitante

RAOUL SINIER

RAOUL SINIER "Huge samurai radish" (Ad Noiseam)



Ra s’est fait connaître entant que graphiste sur le « Radio Ape » des dDamage. Depuis il carbure au pétrole du vinyl et au plastique des Cd, dans un jeu de piste le voyant apparaître en format dvd ou maxi, de Berlin aux Etat Unis.. Voilà donc Raoul Sinier présentant un nouvel mini album "Huge Samurai Radish" sous son vrai nom. Regroupant rythmiques hip-hop et animaux de l’ombre, crachotements parasites et ballades somnambules, on retrouve ici tout l’univers de ces albums précédents. Riffs électroniques contorsionnés comme une bulle de Bd, beats testés dans une ruelle d’un scénario pluvieux de Bilal, le cocktail musical reste noir, les gris claquent dans les références cinématographiques et les productions de Mush ou de Planet Mu (la présence de Datach'i, Lynx And Ram ou encore Vast Aire de Cannibal Ox en renforçant le trait). Des compositions foncièrement graphiques, collant (un peu trop) à la vidéo vampirisant le web actuellement. Dommage, la musique mériterait un peu d’autonomie