David Andrew Sitek de TV on the Radio, a rassemblé les hommes dans un studio à la résonance boisée, à Maurice, une petite ville d’à peine un millier d’âmes, à quelques kilomètres de Lafayette, en Lousiane. À Thanksgiving, toute la région s’y déplace pour acheter un Turducken, un tiers canard, un tiers dinde, un tiers poulet, une grosse volaille quasi mythologique qu’on cuisine à la mode cajun. Scarlett Johansson y était attendue comme dans un épisode de Twin Peaks. L’actrice vient y répéter un nouveau rôle, celui d’une chanteuse de la ville, rejetée par la tempête. Une blonde dans l’oeil du cyclone. Un petit chaperon rouge qui a bouffé du loup, à la voix grave et au rouge à lèvres vermillon. Et un conte surgi de la matière instrumentale et d’une collection de reprises de chansons de Tom Waits, mêlées de parfum de terre noire et de courants chauds, de mécaniques de boîtes à musique et de grondements liturgiques. Un scénario né de la distortion, entre folklore, free jazz, pop eighties et noise prog rock, entre la guitare de Nick Zinner des Yeah Yeah Yeahs, l’orgue de Sean Atananaitis et les chœurs de David Bowie. Un projet musical étrange et addictif évoquant 4AD, Lynch et Spector.
SCARLETT JOHANSSON - Anywhere I lay my head (Warner) - Patrcik Peiffer
EMILY JANE WHITE
La jeune femme californienne, fan d’Emily Jane Bronte et de PJ Harvey, dort avec sa guitare et scénarise ses rêves. Quelques-uns l’entendent la première fois sur la BO d’un film présenté à Sundance il y a deux ans, Wild tigers I have known de son amie Cam Archer, photographe auteur de quelques mises en clips pour Six Organ of Admittance, Xiu Xiu ou Zero 7. Wild tigers, la chanson, mélancolique et majestueuse, lui vaut d’être confondue avec Chan Marshall, entretenant avec cette dernière le goût d’une certaine noirceur. Sur l’album d’Emily Jane White, il y a cette chanson sur Bessie Smith, la célèbre chanteuse de blues des années 30 qui a souffert de son identité bisexuelle, indiquant le chemin de mélodies incantatoires, évoquant le trouble de l’identité, le jeu des apparences, le langage du travestissement et le rôle de quelque démon rôdant dans les abîmes du sommeil. L’ensemble du disque fonctionne comme dans une caisse de résonance, un songe de chamber folk où grondent les violoncelles, évoquant tour à tour Shivaree dans un plan Tarantino (Hole in the middle), les Trinity Sessions des Cowboy Junkies (Dagger), Tori Amos (The Demon) ou plus particulièrement Cat Power, dans un entrechat d’arpèges, d’ombres et de lumières. Superbe.
EMILY JANE WHITE - Dark undercoat (Talitres) - Patrick Peiffer
EMILY JANE WHITE - Dark undercoat (Talitres) - Patrick Peiffer
THE HERBALISER
De Ninja Tune à !K7, Jake Wherry et Ollie Teeba ont continué à mettre en scène et en son d’imparables bandes originales de blaxploitation contemporaine mixant soul 60’s, funk 70’s et hip hop 80’s. Le duo londonien a intégré la section cuivres de l’Easy Access Orchestra, recruté la jeune et fougueuse diva Jessica Darling et trouvé l’équilibre de ses scénarios avec quelques featurings hip hop, More or Les, Jean Grae ou l’impeccable Yungun aka Essa. Same as it never was qui évoque, dans le rythme et dans l’action, l’un ou l’autre générique funky de série télé, El-P et Lalo Schifrin, A Tribe Called Quest et Marlena Shaw, donne le sentiment d’avoir déniché une perle rare au format vinyl, dans les bacs de la boutique de Marcus Clay, le disquaire soul des bouquins de George Pelecanos. Un collector.
THE HERBALISER - Same as it never was ( !K7) - Patrcik Peiffer
THE HERBALISER - Same as it never was ( !K7) - Patrcik Peiffer
SETTING SUN
D'emblée, SETTING SUN manifeste une qualité de narration, une maîtrise du récit, sur fond d'une pratique artisanale, lyrique et très personnelle... Triturant le blues des grands espaces, le groupe poursuit sa route dans un subtil télescopage entre Red,Unrest, Arcade Fire, Dinosaur JR, I'm from Barcelona.. Emmenés par Gary Levitt, un touche-à-tout installé dans la vallée de l'Hudson (mais on y retrouve également Erica Quitzow), ils proposent un album baignant dans une ambiance joyeuse teintée de mélancolie.
Not waste by Setting Sun, video by Jérémie Grandsenne
Setting Sun | Children of the wild
Label | www.youngloverecords.com
Band Website | www.myspace.com/settingsun
Not waste by Setting Sun, video by Jérémie Grandsenne
Setting Sun | Children of the wild
Label | www.youngloverecords.com
Band Website | www.myspace.com/settingsun
THREE SECOND KISS
Three Second Kiss restait l'un des trésors les mieux gardé d'Italie ! Le trio s'est tout de même formé en 1993 ! Il y a dans la hargne de THREE SECOND KISS des influences de Shellac et Sugar, des réminescences de Fugazi, des conivences avec Cheveu et amigos.. Rien d'étonnant donc de retrouver Albini derrière la console. Intriguante, rampante, sinueuse, la musique des italiens privilégie les guitares cristalines et des breaks rythmiques pour une présence primitive originale aux rythmes de séquences haletantes et flipées. Il y a dans cette musique une véritable fougue punk-rock, un radicalisme artistique sans œillère, une attitude, un son, un cocktail instable slamé . Et même si le back catalogue de notre discothèque revient singler à chaque riff de guitare, cet album n'en perd aucunement son intérêt
THREE SECOND KISS
Long Distance
(african tape)
THREE SECOND KISS
Long Distance
(african tape)
QUITZOW
Quitzow mixe tambours, MPC, moog, basse, violoncelles, et chants, pour un résultat rappelant Garbage, Mandalay et One Dove. On rtrouve en effet ici les résonances pop et électro particulières, les allures parfois new-wave ou rock.. Explorant les de l'electro-pop aux rythmes d'une contrebasse samplée, Erica Quitzow reprend à son compte les bases du style pour une interpretation libre et originale de ses chansons à texte. Malaxant free jazz et electro, les attraits de Nicolette et les inflexions de Siouxsie Sioux, elle propose une démarche résolument patchwork ..
Quitzow | Art College
Label | www.youngloverecords.com
Band Website | www.myspace.com/quitzow
Quitzow | Art College
Label | www.youngloverecords.com
Band Website | www.myspace.com/quitzow
INTERNATIONAL SKW***
Skweee avec 3 « E » naturellement. On combine d’Helsinki à Stockholm « squeaky and squelchy sound ». Des mélodies de synthés simplistes et des lignes de basse funky, du r'n'b lo-fi et des rythmes dub de parade. Repérage. Face B : Mrs. Qeada pour son alternative noisy et le français de l’étape, Wankers United. Impeccable pseudo pour cet afro-jojo , ready pour s’imposer en organiste de film seventies. Face A : Mesak, manitou du genre et son « Bin in Japan (909 Reggae Mix) ». Imaginez Kode9 reprenant un morceau de Jimmy Edgar
INTERNATIONAL SKW***( HARMOENIA)
LE BOSS : MESAK
INTERNATIONAL SKW***( HARMOENIA)
LE BOSS : MESAK
THIS MORTAL COIL
Les visuels de l'album de LODZ sont comme des reflets lumineux provenant des brèches creusées dans les murmures de nos souvenirs. 4AD, V23, This Mortal Coil .. Des images entre deux époques, des sonorités qui resonnent .. dans la pénombre d'un univers actuel , des atmosphères conservées dans un album photo jauni, gribouillé sur les bords de pages par Vaughan Oliver...
This Mortal Coil un projet musical original, fondé en 1984 par les artistes du labl 4AD en compagnie du boss Ivo Watts Russell en hommage à Ian Curtis de Joy Division, décédé en 1980.
« What dreams may come, when we have shuffled off this mortal coil, must give us pause. » (Hamlet, Act III, Scene 1, line 67).
This Mortal Coil un projet musical original, fondé en 1984 par les artistes du labl 4AD en compagnie du boss Ivo Watts Russell en hommage à Ian Curtis de Joy Division, décédé en 1980.
« What dreams may come, when we have shuffled off this mortal coil, must give us pause. » (Hamlet, Act III, Scene 1, line 67).
Inscription à :
Articles (Atom)