Photos de l'installation de VICTOR TABA , "Serendity" (Tunis)
LODZ

LODZ susurre le temps de ce premier album, égraine dans ses chansons mélancoliques, souvenirs d’enfance et histoire familiale. Cet album impose d’entrée son intimité, son côté journal intime cousu de fils d’or dans la pénombre d’une chambre sous les toîts. LODZ, à partir de ses expériences, construit des histoires qui sont autant de contes et de féeries. Charmes nocturnes, promenades en pleine nature sauvage, au bord de l'eau, à l'orée de forêts impénétrables ou dans ses rêves. Mais il y a dans son jeu, sa voix, son écriture, quelque chose de très littéraire et classique.
« Je viens d'une pratique musicale qui est l'interprétation. Et ma façon d'aborder ma propre musique, avec l'ordinateur et le traitement des sons archivés qu'il permet, est structurée par cette pratique de l'interprétariat. J'interprète au sein de ma propre musique : d'abord une culture « classique » à laquelle je fais largement référence, de façon parfois implicite (on trouve ainsi, disséminés, des clins d'oeil à Ravel pour Maror, à Bartók dans East, à Marin Marais dans Hanna rêve…). Il y a aussi des textes poétiques, qui sont là aussi plus ou moins mis en avant et qui me constituent tout autant : Rilke dans Cornette, Apollinaire dans Rhénanes... Il y a du monde, donc, qui s'est caché dans ces morceaux, des références plus ou moins voilées à toute une culture qui m'a construite et que j'essaie d'interpréter à nouveau. C'est à partir de ça que les morceaux sans référence directe ont pu se structurer. »
Il y a l’impression, floue et intrigante, de pénétrer dans son univers par une porte de service et c’est peut-être aussi en cela qu’elle forge sa particularité ... Une plage en parquet comme décor, l'écume et les rouleaux comme rythmique lointaine, un sample de violoncelle et un piano comme ami d'enfance.
« J'ai commencé la musique petite, par une formation pianistique classique. J'ai découvert la musique assistée par ordinateur il y a quatre ans et, tout naturellement, j'ai abordé cela à la lumière de cette formation, qui avait été ma seule façon d’être musicienne jusqu’alors. C'est-à-dire: utilisation du sequencing sur le modèle de la partition, et le fait d'investir dans ma composition des références musicales héritées de mes années de piano. Tout cela dans un petit ordinateur, qui me semblait à la fois intime et effrayant de possibilités.»
LODZ joue donc de sa formation classique et des accidents électroniques, dans un disque où crépitent des mélodies sensibles et malléables, alternées de plans séquences de films noirs. Mais l’interprétation à laquelle elle s’essaie, c’est aussi celle d’une certaine culture juive, qui se glisse insidieusement dans cet album, à travers paroles et titres en yiddish, prénoms et mélodies traditionnelles. Le dernier titre du disque, Maror (le nom des herbes amères servies lors du Seder et symbolisant l’amertume de l’errance) est en cela révélateur.
« Pour moi, ça symbolisait tout autant l'errance dans la musique, dans ces influences encore trop proches et trop lointaines. La question de la difficulté qu’il y a à s’approprier tout héritage, qu’il soit musical, littéraire, familial, pour travailler une forme sienne. Cette forme, ça a été d’abord celle de la chanson (ainsi, les deux titres zhe mir/zhe dire a liedele - pour moi/pour toi une petite chanson), parce que c’était un médium traditionnel, et que j’aime cette musique non écrite, qui questionne notre musique de sons fixés. Mais chanson faussement naïve peut-être, que j’ai toujours voulu filer tout en la fissurant de l’intérieur, par des souffles intempestifs, des erreurs plus ou moins volontaires, des perturbations. »
LODZ s’installe loin de tout, sur un bout de colline, pour imaginer la musique du vent et de ses souvenirs. Voilant la végétation d’une couverture de neige, encombrant le paysage de nuages, sifflant des soupirs et comptant patiemment des murmures, ses chansons s’imposent sur le temps. LODZ se raconte son histoire… où l'on imagine des rencontres avec Leila, Cindytalk, Pierre Bastien, Joanna Newsom, Stina Nordenstam ou Colleen.
Artiste : LODZ
Album : Heniek
Label : Tsuku Boshi
Distribution : Cod&s Distribution (France, Belgique, ..) A-musik (Allemagne)
Vous pouvez trouver ce disque sur :
Chica-chic : Chica-chic
A-musik :A-musik
Toolbox< : Toolbox
Brussels le Bonheur Shop : Brussels le Bonheur Shop
FOOD FOR ANIMALS
FOOD FOR ANIMALS déboule avec son attirail de malfrat. Un hip-hop de sous-sol comme si Dälek, Funkstörung ( période remix du Wutang), Gunshot et Knifehandchop frappaient ensemble un grand coup concoctant le parfait adage entre ambiances sombres et déferlantes hip-hop, électronica épaisse et structures démoniaques. Breakbeat poisseux, flow grésillant sur la lime de fer, on dérape, on titube. Une sale odeur de moisissure imprègne les feutrines ; des carcasses de guitares électrifiées tombent en larsen sur les platines. Les yeux écarquillés, les oreilles dilatées, FOOD FOR ANIMALS décline d'irréductibles richesses pour affermir son esprit de résistance à la pensée cut&past et relance la version dark-side, sombre et humide d'un hip-hop trop souvent "à paillette" actuellement. En laissant se valdinguer d’une fureur électronique à une mélodie pernicieuse, le groupe martyrise ses rythmiques et booste les pédales fuzz, développe une surenchère de filtres et exploite toute les dérivées électroniques.ça déménage sur tous les fronts, mélangeant sans fausse note rythmes electro, verbe aiguisé et freestyle old school.. On a beau faire ou beau dire, un album nécessaire.. pour remettre les pendules à l'heure
"Belly" (Cock rock disco)
http://foodforanimals.wordpress.com/
"Belly" (Cock rock disco)
http://foodforanimals.wordpress.com/
LARYTTA
Larytta est le projet entamé il y a quatre ans par Christian Pahud et Guy Meldem. Pour leur premier LP, “Difficult Fun”, les deux bidouilleurs continuent de promouvoir une electro ludique et kaléidoscopique où chaque son claque avec une telle clarté qu’ils semblent avoir été minutieusement découpés au scalpel. Entre refrains accrocheurs et expérimentations audacieuses, Larytta utilise cette collection de particules électroniques pour composer une esthétique composite qui oscille entre pop, éelctronica et instrumentions africaines. Et c'est dans ce mix que le duo trouve toute la fraîcheur d’un breakbeat qui a pris les chemins de traverse. Le duo impose ses compositions ludiques et brillantes dans le meilleur de Blur, Apparat, Jamie Liddel et Konono N°1
MATTHEW HERBERT BIG BAND
C’est la chorégraphe Blanca Li qui a poussé Matthew Herbert à écrire pour un big band. Après avoir enregistré quelques compositions, celui-ci y a incorporé des samples extraits de ces enregistrements sur lesquels l’orchestre fut invité à jouer.
Mélange de jazz classique corsé de perturbations électroniques, c'est l'homme orchestre profitant des « accidents » de studio et des sons du quotidien. C'est sur !K7 que l'on retouve l'homme et son art du recyclage dressent la scène d'un drôle de bestiaire fantastique où chansons , marshmallow électro, envolées symphoniques et rock boogie parviennent à résonner au même tempo dans une fascinante submersion auditive. Un album massif.
"there's me and there's you" (k7/accidental) 2008
Mélange de jazz classique corsé de perturbations électroniques, c'est l'homme orchestre profitant des « accidents » de studio et des sons du quotidien. C'est sur !K7 que l'on retouve l'homme et son art du recyclage dressent la scène d'un drôle de bestiaire fantastique où chansons , marshmallow électro, envolées symphoniques et rock boogie parviennent à résonner au même tempo dans une fascinante submersion auditive. Un album massif.
"there's me and there's you" (k7/accidental) 2008
SUBOKO
Expériementations, rythmique abrasive éruptions soniques, les morceaux de Suboko (trio de batteurs ne jouant pas de batterie né en 2005) sont des nouvelles équations dans le petit milieu des savants sonores. Un palais des glaces plongé dans le noir, des coursives atomiques, des traverses en brillance et en attirance pour le ciel d’une nuit sans lune. D’un bout à l’autre de ce premier album pour le label strasbourgeois Ritte Ritte Ross, les rythmiques creusent de façon progressive et inéluctable une saignée dans une terre sillonnée par des sonorités aussi bruyantes que bourdonnantes. Le vent souffle, les vagues mugissent, les orgues de brume comptent l’histoire de spectres déchus. Des bruits sourds de résonance métallique, des percussions tombant comme des giboulées, des guitares grésillant de colère, des apparitions divines classiques surgissant de l'obscurité. La musique s'est construite une squelette à partir de multiples percussions résonnantes, de ferraille rouillée, d'objets recyclés, de platines où tournent Einsturzende Neubauten, Sunn o)), John Zorn, Bill Laswell.. Une véritable transe rituelle pour danser sur des lacs gelés.
« Percussion & other » (Ritte ritte ross / Metamkine / Cods Distribution)
« Percussion & other » (Ritte ritte ross / Metamkine / Cods Distribution)
EQUATION : SCHOOL OF SEVEN BELLS
School of Seven Bells = Chapterhouse + Prefuse 73 + M83 + Slowdive + Stereolab
L'ex-Cocteau Twin Robin Guthrie auteur d'un remix.. Cela donne quelques ficelles pour se faire une idée de ce groupe regroupant Benjamin Curtis ( ex- Secret Machines), Claudia et Alejandra Deheza ( ex-On!air!library!) .
Album - School of Seven Bells - "Alpinisms" (Ghostly International)
Prefuse 73 w. School of Seven Bells - The Class of 73 Bells
+
slowdive - catch the breeze
L'ex-Cocteau Twin Robin Guthrie auteur d'un remix.. Cela donne quelques ficelles pour se faire une idée de ce groupe regroupant Benjamin Curtis ( ex- Secret Machines), Claudia et Alejandra Deheza ( ex-On!air!library!) .
Album - School of Seven Bells - "Alpinisms" (Ghostly International)
Prefuse 73 w. School of Seven Bells - The Class of 73 Bells
+
slowdive - catch the breeze
SVARTE GREINER
SVARTE GREINER - Penpals Forever - DIGITALIS
Face A& B : La musique d'Erik K. Skodvin, membre de Deaf Center,
témoigne d'un savant mélange, entre rigueur de la note classique et
envolées brumeuses électronique. Violoncelles plaintifs, basses
rampantes, pluie d'hivers et cithare pernicieuse, il concocte le
parfait adage entre ambiances sombres et soyeux écrins , électronica
épaisse et structures lumineuses, sans pour autant retomber dans les
méandres d'une surcharge sonore.
SVARTE GREINER « TIL SETERS » (A ROOM FOREVER)
Face A : Une immersion en apnée dans une mer plate et sans souffle. Une mer épuisée par la chape de pétrole. "Budeie Med Sigd" plante le décor avec un amoncellement de drones crépitant dans l’écho de Sunn0))) et Jasper TX. "Kobbergruve, Endelig Jeg Fant" est une méduse, arrangement fantôme de cordes rappellant Brian Eno. Face B : Les interférences radio se perdent dans la brume du matin. L’étang dort. La vie a appuyé sur la touche « Pause », après avoir écouter un morceau de Tim Hecker ou Fennesz.
Face A& B : La musique d'Erik K. Skodvin, membre de Deaf Center,
témoigne d'un savant mélange, entre rigueur de la note classique et
envolées brumeuses électronique. Violoncelles plaintifs, basses
rampantes, pluie d'hivers et cithare pernicieuse, il concocte le
parfait adage entre ambiances sombres et soyeux écrins , électronica
épaisse et structures lumineuses, sans pour autant retomber dans les
méandres d'une surcharge sonore.
SVARTE GREINER « TIL SETERS » (A ROOM FOREVER)
Face A : Une immersion en apnée dans une mer plate et sans souffle. Une mer épuisée par la chape de pétrole. "Budeie Med Sigd" plante le décor avec un amoncellement de drones crépitant dans l’écho de Sunn0))) et Jasper TX. "Kobbergruve, Endelig Jeg Fant" est une méduse, arrangement fantôme de cordes rappellant Brian Eno. Face B : Les interférences radio se perdent dans la brume du matin. L’étang dort. La vie a appuyé sur la touche « Pause », après avoir écouter un morceau de Tim Hecker ou Fennesz.
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