Various Planet Mu « SACRED SYMBOLS OF MU » (Planet mu / LA baleine),
Centième référence pour Planet Mu sous la forme logique d’une compilation regroupant les artistes maison élevés aux breakbeat jungle, habitués des bidouillages de la scène Braindance ou dealers de basses vrombissantes grime. Entre mélodies simples et textures rêches, effets dancefloors acid ou ambiances electro-organiques, toute la panoplie maison est citée : Venetian Snares, Leafcutter John, Luke Vibert, Vex’D, Mu-ziq, Jega, Chevron, Shitmat. Sauf nos représentants nationaux Ddamage, Subjex manquant à l’appel, dommage !. Les amateurs de la schizophrénie rythmique habituelle risquent d’être quelques peu frustrés, les amoureux de recherches sonores également. En effet, sans véritable fil conducteur, on passe de Shitmat biberonné au ragga-core aux jeux de matières de Mileece sans cligner de l’œil.. Les vingt-quatre titres passés, « Sacred Symbols » se conclut comme un catalogue des « Coming soon » avec en toile de fond une certaine nostalgie sonores pour les 90’. Ou serait ce de la lassitude ?
RAINIER LERICOLAIS « Copie » (E-PPT)
RAINIER LERICOLAIS
C’est beau comme la première minute après un gros sanglot. Le moment où l’on comprend que cela ira forcément mieux demain.. A cette minute là, la musique de Rainier s’invite grésille dans les cordes d’un piano et d’une guitare acoustique. Musique de film mais forcément sans film.. Sa musique jette des baudriers d’electronica sur ses ambiances feutrées. En glissant du « Coda » de Sakamoto vers les productions de Fennesz, sa musique se pâme d’une écriture d’orfèvre mélancolique, s’habille de sonorités chaudes ou expérimentales, accompagne des voix furtives et vivantes. Un piano, deux ou trois samples de guitares discrètes, quelques pédales d’effets, « Copie » sonne comme une profession de foie dépouillée de ses accessoires de pacotille, dévoile les tourments et les bonheurs de l’auteur, suscite des émotions proches à celles découvertes lors des premières écoutes de Wunder ou de John Cage. Multipliant les effets et les jeux de matières, la musique fragile compose une complainte douce et envoûtante, montrant peu à peu sa complexité entre structures rythmiques minimalistes et programmation informatique de pointe, ses emprunts classiques et exigences conceptuelles. Le terrain de jeu d’une partition pour chorégraphe attentionné et les plans séquences d’un travelling domestique.
« Copie » (E-PPT)
C’est beau comme la première minute après un gros sanglot. Le moment où l’on comprend que cela ira forcément mieux demain.. A cette minute là, la musique de Rainier s’invite grésille dans les cordes d’un piano et d’une guitare acoustique. Musique de film mais forcément sans film.. Sa musique jette des baudriers d’electronica sur ses ambiances feutrées. En glissant du « Coda » de Sakamoto vers les productions de Fennesz, sa musique se pâme d’une écriture d’orfèvre mélancolique, s’habille de sonorités chaudes ou expérimentales, accompagne des voix furtives et vivantes. Un piano, deux ou trois samples de guitares discrètes, quelques pédales d’effets, « Copie » sonne comme une profession de foie dépouillée de ses accessoires de pacotille, dévoile les tourments et les bonheurs de l’auteur, suscite des émotions proches à celles découvertes lors des premières écoutes de Wunder ou de John Cage. Multipliant les effets et les jeux de matières, la musique fragile compose une complainte douce et envoûtante, montrant peu à peu sa complexité entre structures rythmiques minimalistes et programmation informatique de pointe, ses emprunts classiques et exigences conceptuelles. Le terrain de jeu d’une partition pour chorégraphe attentionné et les plans séquences d’un travelling domestique.
« Copie » (E-PPT)
LITHOPS « Queries » (Sonig / Chica chic)
LITHOPS
Lithops, Plantes-cailloux ou Cailloux-vivants. Regroupant des compositions effectuées entre 95-99, on retrouve ici tout le talent de Jan St Werner membre de Mouse on Mars. Entre le vertige de la danse des grands arbres, les ambiances marabout, les boucles dub et la pop digitalisée, on perd l’équilibre dans un parterre de basses sourdes brouillées de tics sonores. Energie naturelle et frissons d’une sincérité musicale, il s’invente son univers entre batifolages ludiques et expérimentations chirurgicales. Se baladant entre polka numérique, grésillements pathologiques, soulful brokedown et minimal disco-break, « Queris» est un disque sans ronds de jambe. Jan joue, essaye, se lance dans l’action, y laissant les contours rugueux, les tonalités primaires, les humeurs du jour... On y croise alors aussi bien Microstoria que Dj Elephant Power, Greg Davis que Dat Politics, Donna Summer que naturellement Mouse on Mars. Un album véritablement vivant et honnête.
« Queries » (Sonig / Chica chic)
Lithops, Plantes-cailloux ou Cailloux-vivants. Regroupant des compositions effectuées entre 95-99, on retrouve ici tout le talent de Jan St Werner membre de Mouse on Mars. Entre le vertige de la danse des grands arbres, les ambiances marabout, les boucles dub et la pop digitalisée, on perd l’équilibre dans un parterre de basses sourdes brouillées de tics sonores. Energie naturelle et frissons d’une sincérité musicale, il s’invente son univers entre batifolages ludiques et expérimentations chirurgicales. Se baladant entre polka numérique, grésillements pathologiques, soulful brokedown et minimal disco-break, « Queris» est un disque sans ronds de jambe. Jan joue, essaye, se lance dans l’action, y laissant les contours rugueux, les tonalités primaires, les humeurs du jour... On y croise alors aussi bien Microstoria que Dj Elephant Power, Greg Davis que Dat Politics, Donna Summer que naturellement Mouse on Mars. Un album véritablement vivant et honnête.
« Queries » (Sonig / Chica chic)
MATMOS « The rose has teeth in the mouth of the beast »
MATMOS
Dernier album du duo Andrew Daniel et Martin Schmidt ! Breakbeat grésillant, jeu de batterie bancal , petit interlude de noisy electronica et efficacité booty hyper dansante, le duo surdoué enjambe les styles et les méthodes avec une facilité déconcertante. Un coup de pied dans la passivité actuelle, ici on garbure à l’expérience sans tomber dans l’imbuvable ou l’indansable. Morceaux confectionnés comme des hommages à des gens inspirant nos artificiers de l’intelligente danse music, « The rose » couine dans des enceintes en attendant Bjork après une intro en forme de danse expérimentale. Vient ensuite un jazz band fatigué s’aventurant dans une lo-fi reprise de Curtis Mayfield .. avant de plonger le tout dans un malaxeur click’n’ cuts. Même si l’on reste inconditionnel de leur précédent opus, « the rose » n’en est pas moins enivrant
« The rose has teeth in the mouth of the beast » (Matador)
Dernier album du duo Andrew Daniel et Martin Schmidt ! Breakbeat grésillant, jeu de batterie bancal , petit interlude de noisy electronica et efficacité booty hyper dansante, le duo surdoué enjambe les styles et les méthodes avec une facilité déconcertante. Un coup de pied dans la passivité actuelle, ici on garbure à l’expérience sans tomber dans l’imbuvable ou l’indansable. Morceaux confectionnés comme des hommages à des gens inspirant nos artificiers de l’intelligente danse music, « The rose » couine dans des enceintes en attendant Bjork après une intro en forme de danse expérimentale. Vient ensuite un jazz band fatigué s’aventurant dans une lo-fi reprise de Curtis Mayfield .. avant de plonger le tout dans un malaxeur click’n’ cuts. Même si l’on reste inconditionnel de leur précédent opus, « the rose » n’en est pas moins enivrant
« The rose has teeth in the mouth of the beast » (Matador)
DROP THE LIME vs Syrup Girls
DROP THE LIME vs Syrup Girls « Shotgun wedding Volume 4» (Violent Turd/Differ-ant)
Drop the Lime s’évade, en compagnie de Syrup Girls, des terres de sécheresses breakcore pour une virée dans les spirales Grime. Sans pour autant se calmer. Jouant à fond la carte d’un grime aux odeurs d’essence, et de bière locale des pubs de Bronx’in’beat , l’animal mixe les tubes du genre avec les effets caverneux revendiquées par Vex’D, l’efficacité de légende de Dizzee Rascal ou encore le légendaire Shy FX. Même punition du côté de Syrup ! Même promesse de suées poisseuses, sirènes d’alertes et vocaux bastards… Mix idéal hystérisant les foules fadas de bassline
DROP THE LIME « shot shot the arts ep » (tigerbeat 6 / differ-ant)
Le revival super-tonique du « break it it’s a cut » avec ses voix raclées et son slang du Bronx’in’beat ! Drop The Lime est de retour pour nous inviter tout ce petit monde à la collation finale. Fin du festin pur sang commencé l’année passée. Reprise de quelques morceaux de son album en version pétillantre hardcore, le jeune homme arrose l’assistance d’un bain d'huile.. Résultat tout le monde est calmé et réclame le break. Et c’est là que tout le talent de the Drop se confirme. Après s’être imposé comme la force noire d’un grime-core sec pour dealers de déluges sonores exubérants, il calme le ton, reprend son souffle et exporte ses déchaînements fiévreux dans les salons pop new-wave. Le tout en chanson. Surprise !
Drop the Lime s’évade, en compagnie de Syrup Girls, des terres de sécheresses breakcore pour une virée dans les spirales Grime. Sans pour autant se calmer. Jouant à fond la carte d’un grime aux odeurs d’essence, et de bière locale des pubs de Bronx’in’beat , l’animal mixe les tubes du genre avec les effets caverneux revendiquées par Vex’D, l’efficacité de légende de Dizzee Rascal ou encore le légendaire Shy FX. Même punition du côté de Syrup ! Même promesse de suées poisseuses, sirènes d’alertes et vocaux bastards… Mix idéal hystérisant les foules fadas de bassline
DROP THE LIME « shot shot the arts ep » (tigerbeat 6 / differ-ant)
Le revival super-tonique du « break it it’s a cut » avec ses voix raclées et son slang du Bronx’in’beat ! Drop The Lime est de retour pour nous inviter tout ce petit monde à la collation finale. Fin du festin pur sang commencé l’année passée. Reprise de quelques morceaux de son album en version pétillantre hardcore, le jeune homme arrose l’assistance d’un bain d'huile.. Résultat tout le monde est calmé et réclame le break. Et c’est là que tout le talent de the Drop se confirme. Après s’être imposé comme la force noire d’un grime-core sec pour dealers de déluges sonores exubérants, il calme le ton, reprend son souffle et exporte ses déchaînements fiévreux dans les salons pop new-wave. Le tout en chanson. Surprise !
DÄLEK « Streets all Amped »
DÄLEK « Streets all Amped » (Ad Noiseam / differ-ant)
Un jour Dälek défrayera la chronique. Un jour sombre. Un jour de Kao où les buldings s’effriteront comme des jeux de cartes sur des samples de My Bloody Valentine et des loops profondes comme du Techno Animal. Dälek joue dans la pénombre, nourrit sa musique de poussières métalliques, de flash-backs de sang-froid où s’entrechoquent El-P, Cannibal Ox, Public Enemy, 2nd Gen, Swans, Anticon et Moonshake. Une connexion spirituelle, quasi mystique, dans son echo et ses stridences, avec la force noire des racines de notre croûte terrestre. Cadrant dans un décor de chansons surexposées, de thèmes électroniques et de dissonances shoegazing, Dälek assomme par sa vision d’un hip-hop inspiré, brillant, rampant entre raisonnances roots et bruitisme revendicateur. Un grand groupe que l’on se réjouit de trouver sur le label sans œillère Ad Noiseam ..
Un jour Dälek défrayera la chronique. Un jour sombre. Un jour de Kao où les buldings s’effriteront comme des jeux de cartes sur des samples de My Bloody Valentine et des loops profondes comme du Techno Animal. Dälek joue dans la pénombre, nourrit sa musique de poussières métalliques, de flash-backs de sang-froid où s’entrechoquent El-P, Cannibal Ox, Public Enemy, 2nd Gen, Swans, Anticon et Moonshake. Une connexion spirituelle, quasi mystique, dans son echo et ses stridences, avec la force noire des racines de notre croûte terrestre. Cadrant dans un décor de chansons surexposées, de thèmes électroniques et de dissonances shoegazing, Dälek assomme par sa vision d’un hip-hop inspiré, brillant, rampant entre raisonnances roots et bruitisme revendicateur. Un grand groupe que l’on se réjouit de trouver sur le label sans œillère Ad Noiseam ..
HYPO & EDH «The correct Use of pets »
HYPO & EDH «The correct Use of pets » (Active suspension)
Rien ne manque dans « The correct use of pets », nouvelle production d’Hypo dont la réputation n’est plus à faire. Rien donc ! Ni les fulgurances libertaires ni les références pop. Encore moins l’humour champêtre et la maturité électronique. Dès l’intro de « Plastic Bag » le ton est donné. Les habiles lignes shoegazer s’insèrent dans le phrasé fluide d’Emmanuelle de Héricourt rappelant Laetitia de Stereolab. Appuyé par le poids d’une rythmique bubble-gum pop ou laissant libre cours aux expressions débridées d’un easy listening pour animalerie exotique, le duo batifole dans le pollen. Entre travaux post-rock et collages electro, son univers est un subtil télescopage. Jeu d’électronica vintage virevoltant entre deux marées pop au sucre ou new-wave, break lunaire caqueté par les paons, beat ricochant sous les sabots d’un troupeau d’ânes, Hypo et EDH imposent avec succès leurs harmonies rayonnantes entre Pram, Cornelius, His Name is Alive, DMX Krew et V/VM..
Rien ne manque dans « The correct use of pets », nouvelle production d’Hypo dont la réputation n’est plus à faire. Rien donc ! Ni les fulgurances libertaires ni les références pop. Encore moins l’humour champêtre et la maturité électronique. Dès l’intro de « Plastic Bag » le ton est donné. Les habiles lignes shoegazer s’insèrent dans le phrasé fluide d’Emmanuelle de Héricourt rappelant Laetitia de Stereolab. Appuyé par le poids d’une rythmique bubble-gum pop ou laissant libre cours aux expressions débridées d’un easy listening pour animalerie exotique, le duo batifole dans le pollen. Entre travaux post-rock et collages electro, son univers est un subtil télescopage. Jeu d’électronica vintage virevoltant entre deux marées pop au sucre ou new-wave, break lunaire caqueté par les paons, beat ricochant sous les sabots d’un troupeau d’ânes, Hypo et EDH imposent avec succès leurs harmonies rayonnantes entre Pram, Cornelius, His Name is Alive, DMX Krew et V/VM..
VARIOUS : BIBIMBAP VOL 1 / 2
VARIOUS : BIBIMBAP VOL 1 / 2 (Bibimbap / Chica-chic)
Premiers volumes d’une série de cinq 45 tours pour le jeune label Bibimbap de musique "déviante et normale". Ça grince. Ça rote. Ça dérape. Ça larsene. Ça crépite. Ça vit,. Ça chante « chient ». Ça déambule "rockabody machine bands".Ça chantonne sur une pop music électronique contestataire et joyeuse. Ça finit par des mélodies électronica ébréchées. Sensible et rude, malléable et sans concession, c’est le souffle du punk, les usages lo-fi, le galop d’une bestiole à trois tête écoutant à la fois AGF, Sonic Youth, Wolf Eyes, Hearts of Darknesses, Xiu Xiu, The Lepers et les Ici Paris (groupe féminin punk début 80). Impec’.. En attendant les prochaines volumes on apprendra par cœur donc le nom des groupes : I Like El Cabo De Gata , Eufaula Pook Y Cedre Es Normal, Crack und ultra eczema et Le Sport..
Premiers volumes d’une série de cinq 45 tours pour le jeune label Bibimbap de musique "déviante et normale". Ça grince. Ça rote. Ça dérape. Ça larsene. Ça crépite. Ça vit,. Ça chante « chient ». Ça déambule "rockabody machine bands".Ça chantonne sur une pop music électronique contestataire et joyeuse. Ça finit par des mélodies électronica ébréchées. Sensible et rude, malléable et sans concession, c’est le souffle du punk, les usages lo-fi, le galop d’une bestiole à trois tête écoutant à la fois AGF, Sonic Youth, Wolf Eyes, Hearts of Darknesses, Xiu Xiu, The Lepers et les Ici Paris (groupe féminin punk début 80). Impec’.. En attendant les prochaines volumes on apprendra par cœur donc le nom des groupes : I Like El Cabo De Gata , Eufaula Pook Y Cedre Es Normal, Crack und ultra eczema et Le Sport..
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